L'église de Notre-Dame de Bonsecours, rue St. Paul,
à côté de la somptueuse halle qui porte ce nom, fut fondée
en 16"58, par la célèbre Marguerite Bourgeois. La
première messe y fut dite le 15 août 1675, jour de
l'Assomption. Elle fut réduite en cendres en 1754. On
la reconstruisit quelques années après (1773). 11 n'y a
que depuis peu de temps que les religieuses de la Congrégation
de Notre-Dame de Montréal, à qui elle avait
toujours appartenu, en ont fait cession à la fabrique de
la paroisse.
Citation tiré du livre Montréal et ses principaux monuments (1860).
Notre-Dame de Bon-secours, à l'est du Marché de Bon-secours est le sanctuaire le plus vénérable que possède Montréal. Tan par son antiquité que par le concours de pèlerins qui viennent y chercher les consolations de la foi. Commencée par la vénérable Marguerite Bourgeois, sur un terrain donné par M. Chomédey de Maisonneuve, fondateur de Ville-Marie, la chapelle de bon-secours n'était en 1657 qu'une modeste construction en bois, de 30 pied par quarante, élevée à 400 verges des limites de la ville naissante. En 1675, elle fut rebâtie sur de plus grandes proportions. Détruite par le feu en 1754, elle fut reconstruite en 1771 sur les mêmes fondations de pierre demeurée intactes.
Les restaurations entreprises en 1889, tant à l'extérieure qu'à l'intérieure du monument, en ont changé malheureusement l'aspect antique et lui ont enlevé ce cachet pittoresque qui en faisait le charme.
Citation tiré de livre Guide de Montréal :XXie Congrès eucharistique international.